AlbanePB

installation d’Albane Paillard-Brunet peignant en pleine nature

Sous les branches

Dans des paysages bousculés par une lumière pigmentée
Se révèle l’enthousiasme du peintre éclairé

Les cadrages serrés installent une proximité complice
Que son regard déterminé invite à mettre en perspective

Ce sont les arbres qui soutiennent la Terre et le vent la fait tourner, dit-elle
Alors l’œuvre s’anime en sa présence et s’étire jusqu’au ciel

La matière subtile s’impose en reliefs mais sans contour
Dans un geste courageux, fluide mais sans détour

Feuillages denses, empreintes d’écorces en touches franches
L’artiste brosse les airs, sincère, en respirant sous les branches

Malgré l’orage, malgré la nuit, la lumière fidèle refait toujours surface
A la mort, à la vie, Albane tient ses promesses et peint l’espace qui nous rapproche.

 Pierre Berger

 

 


 

Présentation d’Albane Paillard-Brunet à travers quelques-unes de ses peintures

Après 6 ans d’études en écoles d’art (Faculté d’Arts Plastiques et Beaux Arts), Albane a eu la chance, dit-elle, de rencontrer en 2005 l’artiste Claude Blanc-Brude, qui l’a aidée à prendre confiance et à libérer son écriture picturale.

Elle réalise aussi régulièrement des carnets de voyage et obtient le 1er prix du festival du carnet de voyage à Grenoble en 2003.

Albane profite de ses voyages pour croquer, esquisser ou peindre le vivant comme autant de traces de ses expériences… fenêtres ouvertes sur un univers côtoyé, témoignages de la rencontre avec l’autre qu’elle affectionne tout particulièrement.

 

« MATIERE ET PIGMENTS », un atelier dynamique, joyeux et bouillonnant de créativité!

pastels à l’huile de l’atelier Matière et Pigments à Grenoble par Albane Paillard-Brunet

 

 

 

Depuis 2003, un certain nombre d’entre vous ont pu découvrir et fréquenter son atelier

« Matière et Pigments », à Grenoble où elle donne des cours et stages pour enfants et adultes.

http://matiereetpigments.fr

 

 

 

 

 

 

Son atelier « Matière et pigments » prend un nouvel envol en janvier 2018 puisque désormais les cours assurés par Albane Paillard-Brunet sont donnés dans deux lieux bien distincts:

-à Grenoble, au 2 rue Bayard, dans l’atelier d’Extravagance

-à Saint Bernard du Touvet, en Chartreuse, dans son propre atelier

Pour plus d’informations sur les cours qu’Albane propose à Grenoble comme à Saint Bernard du Touvet, vous pouvez consulter le site http://matiereetpigments.fr

 

 

Par ailleurs,

Albane ressent de plus en plus le besoin de peindre… comme une véritable nécessité…

Elle choisit donc de poser son chevalet en Chartreuse à Saint-Bernard-du-Touvet, en 2017.

 


 

Albane Paillard-Brunet peignant sous les arbres

Exposition salle Berthelot, à Lyon, en octobre 2016

 

« Peindre

C’est puiser dans le réel l’énergie du monde et essayer de la transposer sur la toile…

C’est se positionner dans la nature, prendre conscience de notre place, notre être et ce qui nous entoure.

C’est en quelque sorte, se connecter au monde et faire partie d’un tout.

 

Je peins dehors, en plein air.

Dans un 1er temps, j’accueille

j’observe,

j’écoute,

je ressens,

 

Mes pieds sont nus, bien ancrés dans le sol.

Je sens petit à petit les vibrations de la terre monter en moi, l’énergie m’envahir, me saisir, me traverser.

Je sens l’air circuler autour de moi, il me caresse les joues, j’en prends conscience. Et soudain, l’air prend une couleur.

Lentement, l’œil travaille et s’aiguise,  les teintes s’affinent et se multiplient.

A ce moment-là, je ne « vois » plus mais je « regarde »

 

C’est alors que peindre devient une véritable nécessité :

 je « dois » peindre.

Le rythme s’accélère, tout se précipite et crépite en moi, me prend, me bouscule.

Mon corps vibre et je dois jeter sur la toile des coups de larges brosses, les touches se succèdent.

 Ca coule, ça gicle

Je griffe, je creuse, je jette

 j’essuie, je racle, je pose et je juxtapose.. .

 

Là, j’ai tout donné et je me sens épuisée.

Alors je prends le temps de regarder ce qui est posé sur la toile et j’accepte ce qui vient de sortir de moi..

Petit à petit doit naître un lent travail de reconstruction.

Il s’agit de retrouver un ensemble harmonieux, où le vide entre en écho avec le plein, où les couleurs se répondent les unes aux autres.

Je cherche, je construis, je structure.

 

Vous trouverez ici mon dernier travail, sur les arbres, et plus précisément sur  les troncs.

 Cet axe vertical  qui m’intéresse particulièrement parce que d’une part, il rythme un paysage, et d’autre part, par sa verticalité, fait le lien permanent entre la terre et le ciel.

J’espère que vous y retrouverez le flux et la teneur des énergies que j’ai pu moi-même ressentir, et que vous percevrez le mouvement de l’air qui circule autour de ces arbres…cet air qui bercé par la lumière, ronge la forme d’un tronc jusqu’à en faire disparaître la ligne d’un trait de contour. »

 

Albane Paillard-Brunet lors de l’exposition de Lyon en octobre 2016